Un autre poème de marche

Vendredi 2 décembre 2011

Classique parmi les classiques, certes… Mais dont les images sont tellement belles… Un passeport pour l’œuvre de Rimbaud, et de Verlaine aussi, en clin d’œil. Un poème chanté, que j’ai dans l’oreille avec des voix féminines, dont celle de Catherine Le Forestier. Un poème qui raconte également pour moi d’heureux souvenirs scolaires (si si, c’est possible !), le début d’une belle amitié. Un texte qui figurait d’ailleurs sur une certaine… disons, « litanie de bac » ( 😉 ), sur lequel j’ai été interrogée (et j’en était plutôt contente).

Ma bohème (Fantaisie)

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot soudain devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse, et j’étais ton féal ;
Oh! là là! que d’amours splendides j’ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!

Arthur Rimbaud, 1870

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Une Réponse

  1. ln

    Hi, hi, hi !!! Même éternellement répété, relu, voire rabâché, ce texte reste si gai, si énergique, si léger… Ah, c’est bien un texte et une image tous les jours : merci Miss !

    02/12/2011 à 08:38

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