Maternité

Mardi 2 août 2011

Après une série plus portée sur l’interrogation du lien père-fils chez Mouawad (qui va bien au-delà de cela bien entendu), mes lectures du moment (ou plus anciennes) creusent la question de la place de la mère…

Une toute jolie nouvelle et future naissance qui me touche profondément me fait anticiper sur la programmation d’une série de billets consacrée à l’évocation de la mère, chez Juliet, Hélène Cixous, Paule du Bouchet… Une éclaircie entre deux averses de « pluie ».

J’y reviendrai donc mais chez Paule du Bouchet, la mère est absente,  et c’est cette absence définitive qui permet l’évocation des absences fugitives tout au long de son existence. Rien à voir donc avec cette jolie maman à venir, mais… maman quand même.

Le mot « maman » n’est prononçable que dans l’intimité d’une relation vivante. Le mot-lui-même est vivant, vibrant, charnel, sensuel, chaleureux, réconfortant, affectueux, tendre, réel, habité, plein des qualités qui font que ma mère est « maman ». Ce n’est pas un mot que l’on peut utiliser abstraitement en dehors du vécu. Je ne peux plus le prononcer qu’avec mon frère. J’hésite souvent, en parlant d’elle, à dire « maman » ou « ma mère ». Je me surprends l’autre jour à parler de la pierre tombale de « maman », cela sonne impossible.

Paule du Bouchet, Emportée : récit, Actes Sud, 2011, p. 42

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