Cérémonie

Lundi 6 juin 2011

Dans la dernière partie de cette pièce magnifique (à lire, à voir, à écouter) qu’est Littoral, Wilfrid laisse ses compagnons de route faire le deuil de leurs pères respectifs en leur abandonnant le corps du sien, après lui avoir fait ses adieux et avant de le consacrer « gardien du troupeau ds noms » au fond de la mer, son dernier refuge. 

Il est difficile de donner un extrait, de couper ce texte. Il s’agit juste ici d’un avant goût, de quelques grains de sable d’une plage immense à aller arpenter, sentir, aimer.

Wilfrid sort.

Amé, Sabbé et Massi lavent le corps du père.

LE PÈRE. Ah ! Si j’étais un oiseau blanc au dessus de la mer. Je m’en irais me plonger dans les replis de la lumière.
Je connaîtrais la véritable solitude,

Je saurais enfin où vont les nuages,

Je verrais les grands glaciers

Avancer ensemble vers les lieux inconnus.

Je serais dans le secret des choses anciennes.

Wajdi Mouawad, Littoral (Littoral. 44. Récitatif III, p. 98, Léméac Actes Sud-Papiers)

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